Ils étaient une cinquantaine – professionnels et usagers – à se retrouver le 5 octobre dernier à la maison de santé des quartiers sud du Mans (Pays de la Loire), pour échanger sur l'expérimentation "Parcours accompagné de santé coordonné innovant adapté pour les patients précaires à faible niveau de littératie des quartiers Sud du Mans" (Pascia'Mans). L’ancien article 51 est entré en période transitoire le 29 mai dernier – et jusqu'au 31 mai 2027 – avec une prolongation possible de six mois, précise l’équipe de la MSP. 

Une rencontre placée sous le signe de la convivialité mais aussi, de la (re)découverte de ce dispositif qui permet de mobiliser l’ensemble des professionnels de premier recours (médecins généralistes, psychologues, infirmières, pharmaciens, orthophoniste, diététicienne et pédicure-podologue) pour les patients en situation de précarité, notamment la population migrante et les mineurs isolés étrangers en Pays de la Loire. "Nous avons quasiment tenu tous les objectifs", nous avait confié en mars dernier Marie-Ange Lecomte, médecin généraliste et cheffe de projet Pascia’Mans. 

Crédit : MSP quartiers sud du Mans

Au-delà de son caractère festif, cette journée a permis d’échanger sur les conditions de sa pérennisation et surtout, de son "harmonisation" avec un autre article 51 : Secpa. En effet, l'arrêté de l'ARS paru en mai dernier précisait notamment que "dans un souci de lisibilité et de simplification de l’action des structures d’exercice coordonné impliquées dans le suivi de la santé des patients vulnérables en quartier prioritaire de la ville (QPV), le CTIS et le CSIS*considèrent qu’il devra être recherchée une cohérence la plus forte possible avec le dispositif de droit commun Secpa en construction pour ce qui concerne le contenu des actions individuelles et collectives et le modèle économique". 

 

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