"Notre ADN, c'est de faire avancer le numérique." Isabelle Margo, fondatrice du salon City Healthcare, annonçait la couleur, le 24 septembre dernier, lors de la conférence de presse de présentation de la 11e édition de l’évènement, qui se tiendra le 6 octobre prochain à la Cité des Congrès de Nantes, et auquel "Concours pluripro" et "Egora" sont partenaires. Si ce rendez-vous ne se situe pas du côté des "doomers", ces observateurs convaincus que les technologies numériques en général, et l’IA en particulier, entraînent l’humanité vers sa perte, le fait de croire aux technologies implique tout de même de leur demander des garanties. D'où la thématique "Le numérique en santé basé sur les preuves" qui sera à l'honneur lors de cette édition, qui comptera 120 experts réunis autour de 25 tables rondes. Et qui est présidée cette année par Stéphanie Allassonière, professeure à l’université Paris-Cité et directrice adjointe de l'institut Pr[AI]rie. 

Jumeaux numériques, IA et hôpital, télésurveillance basée sur les preuves… Si le congrès City Healthcare ambitionne de parler de technologies de pointe, ses promoteurs n’entendent pas, pour autant, garder les pieds sur terre. C'est l’un des messages qu'a fait passer, lors de la conférence de presse, Frédéric Serein, directeur des territoires et de l’expérience clients à l’Agence du numérique en santé (ANS). Il a notamment insisté sur la nécessité non seulement de "créer des produits", mais "de les déployer" pour qu’ils soient "vraiment usités". Ce qui passe, pour lui, par la mise en place de "boucles de rétroactions" permettant de recueillir les "besoins" du terrain et de les "réintégrer dans les outils".

Parmi les thématiques abordées, certaines ne manqueront pas d’intéresser le premier recours. Ainsi, Ludovic Samalin, psychiatre au CHU de Clermont-Ferrand, qui interviendra à Nantes lors d’une table ronde sur les outils numériques en santé mentale, a évoqué des dispositifs médicaux permettant de "suivre à distance les patients" et d’alerter en cas de suspicion d’une rechute de dépression, par exemple. Son confrère, Bertrand Fougère, gériatre au CHRU de Tours, évoquera, quant à lui, un travail en cours de "cartographie des dispositifs numériques dans le bien vieillir".  

 

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