"Dans un contexte de tensions d’accès aux soins, la santé des soignants devient un pilier à part entière des politiques locales", assure l’Institut pour la santé des soignants (SPS). Or, plus d'un professionnel de santé sur deux (55%) se dit épuisé, 6 sur 10 (60%) rapportent des douleurs chroniques, 40% des libéraux déclarent être "victimes de menaces ou d’agressions verbales". De plus, 30% des étudiants en santé en moyenne évoquent des pensées suicidaires, alerte l'association dans un communiqué de presse publié ce matin. Et "bien que la santé ne relève pas, au sens strict, des compétences des maires, dès lors que l’on aborde la santé en s’appuyant sur le concept 'Santé dans toutes les politiques', les municipalités disposent de leviers d’action", SPS adresse aux candidats aux élections municipales de mars prochain 12 propositions coconstruites "avec les soignants et leurs représentants", pour faire de la santé des professionnels de santé et des étudiants "une priorité politique locale", "accompagner et orienter les soignants dans la préservation de leur santé", et "créer un environnement d’exercice favorable, attractif et sécurisé".
Pour y parvenir, SPS propose "d'attribuer le dossier 'Santé des soignants' à un élu (conseiller municipal chargé de la commission santé ou adjoint à la santé)" qui devra le porter "comme enjeu prioritaire au sein de la collectivité et des instances auxquelles la commune participe". Mais aussi d'organiser des temps de dialogue avec les soignants et étudiants en santé de la commune, pour identifier "leurs besoins et de les intégrer aux réflexions", et d'inscrire ce sujet comme "un axe à part entière" dans les contrats locaux de santé (CLS) notamment.