L’enquête de Toluna Harris Interactive réalisée pour France Assos Santé et publiée le 28 septembre, met en évidence un fait connu : la santé et l'accès à la santé sont des critères prioritaires et déterminants en matière d'intention de vote. Ainsi, 75% des électeurs inscrits sur les listes électorales en métropole (71% dans les Drom) considèrent que le système de santé et l’accès aux soins seront déterminants dans leur vote. Un niveau comparable à celui du pouvoir d’achat (74%) et supérieur à celui de la sécurité des personnes et des biens (64%). 

Au total, 51% des Français métropolitains (dont 58% de femmes) jugent qu’il est aujourd’hui difficile d’accéder aux soins dont ils ont besoin, un chiffre qui grimpe jusqu'à 60% en zone rurale, 57% dans les agglomérations de 2.000 à 19.999 habitants et qui atteint tout de même 43% en agglomération parisienne. 

Les femmes sont plus touchées que les hommes (58% contre 45%) et déclarent avoir renoncé à des soins au cours des deux dernières années. En matière de perception de santé, 70% des Français se sentent pourtant en mauvaise santé.  

Crédit : Toluna Harris Interactive

70% des Français (62% dans les Drom) estiment que l’accès à un professionnel de santé s’est dégradé en cinq ans et 55% ont renoncé à des soins (40%), notamment du fait des délais (49% et 73% dans les Drom) ; de l’absence de professionnel disponible (49%)ou acceptant de nouveaux patients (57% en zone rurale et 66% dans les Drom) et des coûts trop élevés.  
 

Crédit : Toluna Harris Interactive

Un renoncement aux soins qui ne s'avère pas sans conséquence : 66% des Français métropolitains et 62% des Français des Drom déclarent avoir ressenti des conséquences négatives après leur renoncement aux soins, dont respectivement 17% et 25% de "oui, beaucoup" et 49% et 37% de "oui, un peu". Répercussion directe de ce renoncement : une explosion du nombre d’aggravation des symptômes et des douleurs persistantes (44% en métropole et 54% dans les Drom). 

 

Le pluriprofessionnel, réponse à la crise de l’accès aux soins ?

Selon l’enquête, 91% des Français métropolitains soutiennent le développement des maisons et centres de santé (dont 51% "tout à fait favorable"), tandis que 91% plébiscitent le fait de faire travailler en équipe les médecins, les hôpitaux, les pharmaciens et les autres professionnels de santé pour améliorer le suivi des personnes atteintes de maladies chroniques (44% très favorable). Le développement des structures d'exercice coordonné se hisse à la 4e place des mesures prioritaires des Français en matière de santé, juste au-dessus de la limitation à l'installation de nouveaux médecins dans les zones où ils sont déjà très nombreux, pour favoriser leur installation dans les zones qui manquent de médecins.  

Point notable, la mesure permettant aux infirmières, pharmaciens et sages-femmes de réaliser davantage de consultations, prescriptions ou soins sans passer d’abord par un médecin recueille 83% d’avis favorables (38% très favorable) et 77% dans les Drom. 

Par ailleurs, 81% des Français souhaitent étendre les soins remboursés par l’Assurance maladie à certaines actions de prévention et à certains accompagnements (consultations de psychologue, APA...) et à donner davantage de moyens aux associations de patients pour mieux informer, accompagner et représenter les patients (également 81% en métropole et 89% dans les Drom).  

 

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