La quatrième vague de l’Observatoire des élections municipales* de l’Institut Verian et la Fondation Jean-Jaurès en partenariat avec la Fédération hospitalière de France (FHF) a dévoilé, mercredi 21 janvier 2026, ses résultats à seulement sept semaines des élections municipales (15 et 16 mars prochains). Cette enquête, menée en décembre 2025, souligne une dégradation continue de l’offre de soins, avec des disparités territoriales et des attentes fortes envers les acteurs locaux, notamment les communes et les professionnels de santé.

 


Ce rapport, publié à moins de deux mois d'une échéance cruciale pour les élus locaux, démontre, au travers de chiffres alarmants, que la santé sera un enjeu plus que majeur lors de ce rendez-vous démocratique. Ainsi, 81% de nos concitoyens ont déjà renoncé à consulter un professionnel de santé pour au moins un de ces motifs : délais trop longs (65%), absence de spécialistes (60%), coût trop élevé (47%), difficultés pour se déplacer (33%), préférence pour l'automédication (41%), les méthodes alternatives (30%) et les conseils d'un proche (27%). Plus d'un quart des Français (26%) ont "souvent" renoncé aux soins du fait de délais trop longs et 23% pour des raisons d'absence de spécialiste. 40% des Français rencontrent des difficultés pour accéder à des soins de santé près de chez eux, un chiffre qui grimpe même à 53% dans les communes rurales et à 52% dans des villes moyennes (2.000 à 20.000 habitants).

L'accès à un médecin spécialiste demeure la tâche la plus ardue pour 63% des Français, vient ensuite le défi de trouver un médecin généraliste (47%), des professionnels de santé mentale (44%), des soins de réadaptation/rééducation (41%), l'imagerie médicale (38%), des soins liés à la maternité (26%), des infirmières libérales (19%), des laboratoires d'analyses (19%) et enfin les pharmacies (10%).
 


"La dégradation continue de l’accès aux soins ces dernières années constitue un signal d’alerte majeur et un risque pour notre pacte social. Les Français attendent des actions fortes, au niveau national comme dans les territoires, pour garantir un accès effectif aux soins, partout et pour toutes et tous, a déclaré Arnaud Robinet, président de la FHF dans un communiqué du 21 janvier dernier. Une loi de programmation en santé est plus que jamais nécessaire pour donner aux acteurs de terrain des perspectives claires, des moyens durables et la capacité de renforcer l’offre, notamment en matière de prévention. Le temps de l’attente est désormais derrière nous."

 

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