Article publié dans Concours pluripro, octobre 2026
 

En France, "entre 55 et 75 % des actifs qui ont un emploi sont exposés à au moins une forme d'horaires atypiques", révèle l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) en septembre dernier, dans un avis sur les horaires atypiques de travail. Soit le travail le week-end, en horaires longs de plus de huit heures par jour et/ou plus de quarante heures par semaine, ou décalés entre 5 h et 8 h et entre 19 h et minuit. Une notion qui "ne correspond à aucune catégorie juridique en droit français et européen", déplore l'Anses, qui plaide pour l'adoption d'une "définition commune" et d'une "portée juridique" afin de "disposer d'un référentiel utile à la prévention des risques professionnels et faciliter la collecte de résultats de recherche pour le futur".

"Salariés, agents publics ou indépendants, quel que soit le métier, tous les travailleurs peuvent être concernés à différents degrés par les horaires atypiques au cours de leur vie professionnelle", assure l'Anses. Ce travail en horaires atypiques – que le groupe de travail qualifie plutôt d'"organisations temporelles atypiques de travail" – correspond ainsi à "toute organisation temporelle de travail qui ne répond pas à une ou plusieurs conditions de la définition des horaires standard, même si cette organisation a un caractère usuel". Par exemple, le travail du samedi pour les commerçants, le travail tôt le matin pour les boulangers... Et il a des effets néfastes sur la santé physique et mentale, ainsi que sur la vie sociale et familiale, précise l'agence.

Pour le travail en horaires décalés, [on note] des effets néfastes sur la vie socio-familiale [...], la santé mentale et cardiovasculaire, ainsi que sur la durée et la qualité du sommeil
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