Article publié dans Concours pluripro, octobre 2022

Plus de 40 % des salariés se voient prescrire, chaque année, un arrêt maladie. Un chiffre en forte augmentation depuis 2016. Parmi les salariés absents, l’étude menée par le groupe de protection sociale Malakoff Humanis met en avant une surreprésentation des jeunes, des femmes... et des managers. Et 34 % des plus de 50 ans ont été arrêtés une fois dans l’année.

Les salariés aidants sont toujours au-dessus de la moyenne, avec un taux de 55 %. La même tendance est observée pour les personnes élevant seules leurs enfants, toujours au-dessus de la moyenne, avec un pic à 66 % en 2022.

C’est dans le secteur de la santé que le nombre de salariés arrêtés est le plus élevé (53 %). Le commerce et l’industrie sont les secteurs dans lesquels l’absentéisme a le plus progressé depuis 2020, avec respectivement +12 et +10 points. Les salariés des TPE/PME sont historiquement moins absents que la moyenne, à 38 %.

L’analyse des données depuis 2018 met en lumière une diminution du nombre des arrêts courts, qui passent de 29 % en 2018 à 22 % en 2022, et une augmentation du nombre des arrêts longs (de 9 à 14 %).

 

La dégradation de la santé mentale

La part des arrêts liés au Covid-19 est passée de 6 % en 2020 à 12 % en 2021 et 22 % en 2022. Hors Covid, le classement des motifs a peu évolué depuis 2016, à l’exception des troubles psychologiques, arrivés en deuxième position en 2022 (20 % des arrêts maladie contre 11 % en 2016), dépassant pour la première fois les troubles musculosquelettiques (16 %). Les maladies ordinaires restent la première cause des arrêts maladie. Les troubles psychologiques constituent par ailleurs le principal motif (28 %) des arrêts longs. Les arrêts pour motifs psychologiques touchent davantage les secteurs de la santé (25 %) et du transport (24 %). Ils concernent les personnes élevant seules leurs enfants, les femmes, les managers et les jeunes (21 % chez les 18-24 ans).

Dans son autre Baromètre annuel, "Santé et qualité de vie au travail", Malakoff Humanis montre d’ailleurs que les salariés de moins de 30 ans se disent davantage "stressés au travail", voire "épuisés". Ils sont également de plus en plus nombreux à avoir recours aux somnifères ou aux antidépresseurs (22 % contre 9 % en 2014). Et ont toujours plus de difficultés à concilier vie professionnelle et vie personnelle.

 

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