Article publié dans Concours pluripro, février 2022

La création du métier d’assistant médical est issue de la loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé et aux avenants numéros 7 et 8 à la convention nationale organisant les rapports entre les médecins libéraux et l’Assurance maladie. Les assistants médicaux doivent permettre de réduire les difficultés d’accès à un médecin traitant dans certains territoires et d’améliorer les délais de rendez-vous des médecins, notamment en MSP, en libérant du temps médical pour que ces praticiens puissent suivre un plus grand nombre de patients. Sont autorisés à exercer cette fonction les détenteurs des diplômes d’État suivants : infirmier, aide-soignant, auxiliaire de puériculture, et les détenteurs du certificat de qualification professionnelle d’assistant médical.

Les assistants médicaux n’ont pas vocation à exercer des fonctions médicales mais celle d’effectuer certaines tâches administratives, sans lien direct avec le soin, qui ne seraient pas déjà prises en charge par un secrétariat médical. Ils peuvent également préparer et aider au déroulement de la consultation : aide au déshabillage, prise des constantes, mise à jour du dossier patient (dépistages, vaccinations…), préparation et aide à la réalisation d’actes techniques.

 

Organisation et coordination

Selon sa pratique, son organisation, ses besoins propres, le médecin choisit en toute liberté les missions qu’il veut confier à l’assistant médical, lequel peut aussi exercer une mission d’organisation et de coordination avec les autres intervenants à la prise en charge des patients. En contrepartie du recrutement d’un assistant médical, et pour bénéficier d’aides conventionnelles à cette embauche, les médecins doivent consacrer une partie du temps dégagé par l’assistant médical à accueillir et assurer la prise en charge de davantage de patients, en augmentant notamment leur patientèle. Les aides sont formalisées dans l’avenant n° 7 à la convention médicale d’août 2016, conclu le 20 juin 2019 et approuvé par un arrêté du 14 août 2019. Selon le niveau d’engagement du médecin à augmenter sa file active (nombre de patients différents dans l’année) ou sa patientèle, trois options d’aides possibles sont prévues (voir ameli.fr). Dès lors qu’ils se sont engagés dans une démarche d’exercice coordonné, ces médecins peuvent bénéficier de cette aide à l’embauche qui reste réservée à des médecins regroupés dans un cabinet composé d’au moins deux médecins.

 

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