Article publié dans Concours pluripro, septembre 2026
La loi n° 2025-623 du 9 juillet 2025 (JO du 10 juillet) est venue renforcer la sécurité des professionnels de santé et de leur personnel, essentiellement sur le plan pénal. L'outrage envers un médecin est mieux considéré alors qu'un employeur, au sein d'une structure de santé, peut déposer plainte pour le compte de son ou sa salarié(e) s'ils ont été victimes d'infractions dans l'exercice de leurs fonctions. Dans certaines procédures pénales, le professionnel de santé est autorisé à déclarer son adresse professionnelle plutôt que son adresse personnelle.
Un décret paru au Journal officiel du 21 juillet dernier est venu préciser les instances et organismes (Ordres et URPS) habilités à déposer plainte pour le compte de soignants libéraux victimes de violences, notamment au sein des maisons de santé. Cette disposition était prévue par l'article 5 de la loi Pradal du 9 juillet 2025. Si un conseil départemental de l'Ordre peut ainsi déposer plainte au nom d'un soignant, c'est sous réserve d'avoir recueilli son consentement écrit. Il incombe à cet organisme, qui peut aussi être une URPS pour les professionnels de santé non rattachés à un Ordre, d'informer sans délai le professionnel concerné de toute évolution de la procédure.
Si une maison de santé, et son personnel, peut être confrontée à des menaces ou violences verbales ou physiques, elle peut aussi faire l'objet de cyberharcèlement, de dégradations matérielles dans les locaux ou à l'entrée (porte d'entrée défoncée, tags, graffitis...). Si ces incidents surviennent en présence de patients, il faut assurer la sécurité des personnes présentes, ne pas hésiter à faire intervenir les forces de l'ordre, tenter de faire évacuer ou isoler l'auteur des violences si celui-ci peut être maîtrisé, et prendre en charge les éventuelles victimes qui pourraient être blessées ou choquées.