La Cnam et les neuf organisations gestionnaires des centres de santé ont signé, hier, le nouvel accord national qui a été dénoncé en avril dernier. Après un peu moins de quatre mois de négociations, la signature de ce texte, "essentielle pour les centres de santé", assure Hélène Colombani, présidente de la FNCS, introduit des "améliorations notables" pour simplifier et faciliter le fonctionnement des centres de santé. Dont la possibilité pour la structure de signer jusqu'à 8 contrats d'assistants médicaux (contre 4 auparavant) mais aussi de bénéficier d'un déplafonnement si elle est située dans une zone sous-dense. 

"Au moment des discussions avec l'Assurance maladie, on a souhaité revenir sur ce quota qui ne nous paraissait pas juste et adapté, explique Eric May, membre du bureau de la FNCS, contacté par Concours pluripro. Pourquoi plafonner à 4 contrats d'assistants médicaux alors que nous avons des équipes médicales – généralistes et spécialistes – qui peuvent représenter 8 ou 9 ou 10 ETP…" D'autant que l'assistant médical participe à l'amélioration de la prise en soin de la population, à l'augmentation de la file active patientèle ou médecin traitant, insiste-t-il. "La Cnam a admis que l'argumentaire était relativement simple mais pertinent, sourit le médecin généraliste installé en centre municipal de santé à Malakoff (Ile-de-France). Et puis, elle a vu l'évolution du nombre de médecins dans plusieurs de nos structures polyvalentes…"  

Le nouvel accord national instaure également un déplafonnement dans les zones sous-denses, mais la FNCS aurait souhaité un déplafonnement complet, confie Eric May : "On sait que si des centres de santé sont installés ou en cours de création dans les zones sous-denses, l'assistant médical participe, évidemment, à la bonne prise en soin, mais aussi à l'attractivité de ces structures, notamment pour le recrutement de médecins qui, pour beaucoup, ont bien mesuré l’importance de ce soutien administratif, de l'aide à la consultation, à l'accompagnement au parcours de soin des patients." Et puis, poursuit-il, "même dans les zones qui ne sont pas sous-denses, on retrouve une population en besoins de soins très importants parce qu'elle est vulnérable, en difficulté, parce qu'elle n'a pas de droits. Et pour qui l'assistant médical est utile." 

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