Appel au 15 pour détailler la situation d'une patiente, gestion des ruptures de soin, contact avec l'hôpital pour gérer le transport des patients, coups de fil réguliers pour "prendre des nouvelles"… Céline Coche est médiatrice en santé à Santé commune. Et son quotidien au centre de santé communautaire situé à Vaux-en-Velin (Auvergne-Rhône-Alpes) – comme celui de ses collègues médecins, sages-femmes, étudiants, médiateurs, coordinatrices, art-thérapeute, psychologue… – est dépeint dans un documentaire "Faire santé commune" réalisé par Mathilde Syre qui, "de sa propre initiative", a passé deux ans auprès de l'équipe pour "retracer le parcours de plusieurs personnes accompagnées dans notre centre", explique Benjamin Dubet, coordinateur de Santé commune. 


Une démarche utile, d'autant que "les centres de santé communautaire sont aujourd’hui à un carrefour", rappelle-t-il : "À la veille de la présentation du PLFSS 2027, nous sommes toujours en attente du passage de l’expérimentation Secpa [structures d'exercice coordonné participatives, NDLR dans le droit commun, 5 ans après le début de l’expérimentation." C'est donc l'occasion de faire connaître "concrètement" la démarche des centres de santé communautaire, qui est coconstruite avec les habitants "pour une approche globale de la santé et la lutte contre les inégalités sociales de santé". 

 

 

Centre de santé associatif, structure en auto-gestion, approche participative… et toujours ce souci de "faire-avec" les usagers et de travailler de façon coordonnée et pluriprofessionnelle. Comme cette consultation à deux voix, que relaie le documentaire, assurée par Camille Delest, médecin généraliste, et Céline Coche, pour accompagner un patient en attente de dialyse et qui a connu un épuisement professionnel sévère. Et dans ce genre de situation, travailler à deux, "c'est juste indispensable", assure la généraliste. [Ce patient] besoin que les choses soient très bien organisées. Et il ça n'a aucun sens de prendre du temps médical pour faire ça. Céline vient de rendre concrète la planification et l'organisation. Elle apporte aussi un autre regard. Il y a toujours le médecin qui peut être culpabilisant, c'est le rôle médical qui veut ça… mais elle aura le rôle de la douceur et du lien. Ça évitera qu'on fasse des choses en force aussi contre le patient." 

En un peu plus d'une heure, la réalisatrice donne vie à cette santé communautaire qui vise à réduire les inégalités sociales de santé et permet une participation citoyenne au service de la santé.

Le documentaire fera l'objet de projections-débats courant octobre dans certains cinémas. 

 

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