Une problématique, deux versions différentes. À Cugnaux (Occitanie), le maire sortant et la nouvelle équipe municipale s'affrontent au sujet du centre régional de santé, ouvert en avril 2025 dans le cadre du dispositif régional "Ma Santé, Ma Région", et qui regroupe 3 médecins généralistes salariés par la Région, précise L'Opinion indépendante. Albert Sanchez, l'ancien maire, accuse ainsi Aurélien Andreu-Seigné, maire récemment élu, de vouloir fermer la structure, installée depuis l'an dernier dans des locaux provisoires. Le centre suit aujourd'hui "plus de 1 300 patients, très majoritairement habitants de Cugnaux", soutient la pétition "Sauvons le centre de santé de Cugnaux" – 651 signataires à ce jour – lancée par le collectif "Avec vous pour Cugnaux", dont fait partie Albert Sanchez.
Car, assure-t-il, la nouvelle équipe municipale refuserait de respecter l'engagement pris par la précédente municipalité et envisagerait de fermer le centre de santé. Le Collectif évoque notamment les propos d'Aurélien Andreu-Seigné, lors d'un conseil municipal début avril, qui aurait assuré que le projet immobilier prévu par son prédécesseur ne figurait pas parmi les priorités de la nouvelle majorité, soulignant que la santé ne constituait pas une compétence obligatoire de la commune, rapporte le journal local.
De plus, la nouvelle équipe municipale aurait écarté l'installation définitive du centre dans le bâtiment prévu initialement. "Plutôt que de pérenniser le centre existant qui comporte de nombreux avantages (obligation pour les médecins de faire des visites à domicile, tarifs conventionnés secteur 1, présence en cœur de ville), le maire M. Andreu-Seigné souhaite lancer un nouveau projet en partant de zéro, pour créer une maison pluridisciplinaire de santé privée. Un projet qui serait moins avantageux pour les Cugnalais : sans visites à domicile et sans garantie de tarifs conventionnés", dénonce la pétition. Sans compter que "si ce projet voyait le jour, ce ne serait pas avant plusieurs années, or l’urgence est déjà présente sur notre ville : près de 2 000 Cugnalais sont aujourd’hui sans médecin traitant. Pourquoi dès lors renoncer à un centre qui existe et qui fonctionne ?"