Exposition photos, témoignages, théâtre-forum, chorale… Ce vendredi et demain samedi, La Case de santé fête ses vingt ans. Vous avez été le premier centre de santé communautaire lancé en France. Quel bilan faites-vous de ces vingt ans ? Qu'est ce qui a changé pour le centre de santé communautaire ? Et pour les habitants du quartier ?
La Case de santé, c'est d'abord une histoire de lutte. La lutte pour la justice sociale et celle pour l'existence du premier centre de santé communautaire en France. Il a ouvert en 2006 à Toulouse pour les habitants du quartier Arnault Bernard et à ce moment-là, n'ayant que très peu de reconnaissance institutionnelle, on a fondé notre modèle économique en répondant à des appels à projets avec des publics spécifiques. Ce qui fait que les usagers du centre ne viennent pas seulement du quartier.
Vingt ans plus tard, notre lutte continue pour la reconnaissance de notre modèle économique, notamment avec l'expérimentation Secpa[structure d'exercice coordonné participative, NDLR], dont nous faisons partie, et sur lequel nous n'avons pas encore de confirmation de pérennisation…