"78 % des habitants de la région résident désormais dans une zone sous-dense en médecine générale, contre 72% lors de la précédente cartographie de 2022", s'indigne l'URPS Médecins libéraux d'Auvergne-Rhône-Alpes dans un communiqué publié hier. Des chiffres qui traduisent "l’urgence" de renforcer les actions d’accompagnement pour les médecins libéraux et les collectivités, ajoute-t-elle. Car ils seraient 2 millions d'habitants à vivre dans une zone d'intervention prioritaire (ZIP), soit 28,5% de la population régionale, "contre 20,3 % en 2022" assure l'ARS dans sa dernière publication.

Bien qu'installer en zones sous-denses, les médecins peuvent bénéficier de différentes aides à l’installation et au maintien de l’activité, "souvent méconnus ou complexes à mobiliser", déplore l'URPS qui souhaite renforcer ses dispositifs de lutte contre la désertification médicale. Une volonté traduite par deux axes de travail majeurs : une base de données de "petites annonces médicales", à destination des médecins recherchant "une installation, un remplacement, une collaboration ou une succession et des collectivités souhaitant accueillir des professionnels de santé". Ce service, accessible via le site internet de l'URPS, recense déjà près de 200 annonces sur l'ensemble du territoire.

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