Plus de 7 habitants sur 10 (75%) résidant dans un quartier prioritaire de la ville (QPV) en Auvergne-Rhône-Alpes sont couverts par le dispositif de la médiation en santé. Et sur la région, 85 médiateurs en santé "accompagnent les personnes éloignées du système de santé, dont la situation est considérée comme vulnérable" en raison de certains facteurs : problèmes de compréhension (allophonie, illettrisme, illectronisme), difficultés financières, isolement social ou géographique, discriminations, stigmatisations et/ou mauvaises expériences avec le système de santé…, précisait hier l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes sur son site. Objectif : que les patients ne décrochent pas du système de santé et deviennent autonomes dans leur parcours de soin. "Le temps de consultation pour un médecin est précieux et limité, explique Juliette Luttun, médiatrice en santé au centre de santé communautaire Le Jardin à Bron. J’interviens en renfort, en complément. Je peux aborder avec le patient des aspects que le médecin n’a pas le temps de traiter, notamment les démarches administratives. Je m’assure que le patient rencontre toutes les conditions nécessaires pour poursuivre son parcours de soins."
Et pour mieux faire connaitre ce dispositif aux professionnels de santé, l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes a lancé, en début de semaine, la campagne "Médiateurs en santé, un métier qui mérite d’être (re)connu. Médiateurs en santé, un lien qui fait du bien". Celle-ci a été présentée au centre de santé communautaire Le Jardin, avec notamment les témoignages d'un patient, d'une médiatrice en santé et d'un médecin généraliste. "En consultation médicale, un patient n’évoque pas nécessairement les autres aspects de sa vie, qui peuvent pourtant impacter sa santé : situation familiale, difficultés financières, etc., reconnait ainsi Benoît Blaes, médecin au Jardin. Grâce à un accompagnement personnalisé, la médiatrice en santé est le maillon manquant qui permet de prendre en charge le patient dans sa globalité."