Article publié dans Concours pluripro, mai 2026

Le DAC de la Corrèze (DAC 19) a mis en place une démarche autour des ruptures de parcours, qui s’est faite en deux temps, explique Corinne Llovel, directrice de l’association Parcours Santé Corrèze, qui porte le DAC. Tout d’abord, une phase interne d’acculturation des équipes à partir d’une coconstruction régionale. "Dans le cadre d’un groupe de travail avec la Fédération des DAC de Nouvelle-Aquitaine, on a travaillé à partir des outils de l’Anap, des retours d’expériences de collègues (DAC 86), pour nous doter d’outils de déclaration de ruptures mais aussi d’une méthodologie d’analyse de ces ruptures et de mise en œuvre d’un observatoire départemental."

Première étape : déterminer les acteurs à associer dans le cadre de l’instance territoriale de pilotage de cet observatoire "avec un élargissement à d’autres acteurs. L’objectif est de pouvoir mettre en œuvre une démarche d’analyse territoriale et collective des ruptures ou risques de rupture de parcours… J’ai aussi travaillé avec mes équipes sur comment taguer ces situations, quels sont les outils en interne pour les collecter : des éléments méthodologiques mais aussi de compréhension de ce qu’est une rupture, à différencier d’un événement indésirable, par exemple." Car, rappelle Corinne Llovel, "les ruptures dépendent des problématiques rencontrées dans la mise en œuvre du parcours. Ce sont des éléments sur lesquels on va pouvoir travailler. Par exemple, quand on rencontre des difficultés à accéder à un dispositif ou qu’il y a une rupture liée à un défaut de partage et d’échange d’informations... Ces éléments, en termes d’animation territoriale et de structuration de projet, vont nous permettre de cibler ce qui met en difficulté un parcours." Autour de la table, l’équipe commence donc à relever les ruptures via les situations identifiées par le DAC, avant – et ce sera la phase 2 – d’ouvrir aux partenaires du territoire.

 

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