Comment les médecins généralistes libéraux français font-ils pour s’adapter à des contextes de sous-densité médicale ou à la baisse de la densité médicale sur le territoire ? Cette question, Denis Raynaud, directeur de l’Irdes, et Guillaume Chevillard, maître de recherche à l’Irdes, l’ont traitée dans Questions d’économie de la santé, qui faisait la synthèse d’enseignements de différents travaux multidisciplinaires réalisés entre 2019 et 2023 dans le cadre du projet "Raréfaction de l’offre de soins et adaptations des médecins généralistes" (Rosam). Lors d’une séance du séminaire Lisa-Proxicare sur l’accès aux soins, mercredi, ils sont revenus, accompagnés de Patrick Castel, directeur de recherche au Centre de sociologie des organisations, sur le sujet. Et parmi les stratégies dont se sont saisis les médecins généralistes libéraux : "les modifications de l’organisation", met en évidence le directeur de l’institut. Soit : "coopérations pluriprofessionnelles" et "délégations de tâches", "favorisées par le développement notamment des maisons de santé".  

Pour Denis Raynaud, la coopération entre médecins généralistes, infirmières, voire d’autres paramédicaux, "améliore la qualité de la prise en charge des patients chroniques" (Gilles de la Londe et al., 2021). Et elle augmente aussi "la taille de la file active", dans une "logique de substitution" (Loussouarn et al., 2019). "On gagne sur les deux tableaux", souligne le directeur de l'Irdes, qui rappelle que l’exercice pluriprofessionnel en centre de santé (Legrand, Pitti, 2024) ou en maison de santé (Loussouarn et al., 2023) favorise ces coopérations.  

 

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