Transcender les clivages pour ouvrir "un espace de rencontre, de réflexion et de co-construction". C'est ce que défend également Théo Combes, président de la Facs Occitanie : "Faire système, penser ensemble la cohérence, notamment celle du parcours que nous proposons aux personnes que nous accompagnons." Une cohérence qui nécessite de "rapprocher ce qui est séparé et construire de la cohérence là où subsistent encore des ruptures", ajoute Marion Bru.

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Et, insiste celle qui est également directrice du Dac 33, cette 7e édition, "déjà placée sous le signe des préparatifs de l'élection présidentielle", vient clore une "forme de mouvement, d'initiative et de transformation du paysage de la coordination". Car désormais, "nous ne sommes plus dans le temps de l'installation, nous entrons dans le temps de la maturité" des dispositifs de la coordination, ces "traits d'union entre le sanitaire et le social, entre la ville et l'hôpital, entre les institutions et les professionnels, entre les politiques publiques et les réalités territoriales, entre les organisations et les personnes" devenus "un maillon solide, un maillon identifié, un maillon professionnel, et surtout, un maillon dont notre système ne peut plus se passer".
Canicules, gestion des incendies, appui aux tensions hospitalières... "Malgré les réformes successives, notre système reste profondément structuré par des logiques sectorielles (…) Et les tensions qui traversent notre système de santé nous montrent à chaque fois la même chose : quand les organisations sont mises sous tension, la qualité de lien entre elles devient déterminante." Et si ces dernières années, des dispositifs ont été créés, des expertises ont été développées et des coopérations multipliées, "faire système exige désormais d'aller plus loin. C'est accepter de regarder au-delà de nos propres organisations. C'est partager des référentiels, des repères, une responsabilité collective. C'est ne plus demander qui fait quoi, mais se demander comment ce que nous faisons ensemble peut réellement créer de la cohérence ? Et peut-être devons-nous commencer par inverser définitivement notre manière de penser. Et arrêter de penser les parcours depuis nos structures pour commencer à penser nos structures depuis les parcours".