"Pourtant, ce sont des thématiques actuelles, poursuit-elle, notamment pour les libéraux qui ne font pas partie d’une équipe, qui sont seuls au sein de leur cabinet et qui partage moins la charge de travail autour d’un patient. Et ils ne gèrent pas uniquement leurs patients, ils sont aussi leur propre patron." Parmi les témoignages délivrés ce soir-là, celui d’une orthophoniste : "En libéral, précise Justine Wyts, ces professionnelles sont très peu nombreuses et sont beaucoup sollicitées. Dire non à un patient, c’est difficile, alors on a tendance à en prendre plus, donc à faire plus d’heures, on a moins de temps et on travaille moins bien, donc l’estime de soi est dégradé. C’est un cercle vicieux qui touche beaucoup de professionnels, pas seulement des libéraux."

Réservée aux professionnels, la soirée a réuni "près de 90 personnes, autant des travailleurs sociaux ou médico-sociaux que des professionnels de santé, précise Kim Gauthier. Il y avait aussi plusieurs représentants, de la préfecture, des médecin libéraux, et même des gendarmes." Présentes également sur place : deux associations de défense de la santé des professionnels de santé, l’association nationale SPS (Soins aux professionnels de la santé), ainsi que Med'Aide, association régionale inter-URPS PACA. "Ça nous a permis d’identifier des personnes, des structures, des outils et des ressources pour les professionnels de santé. Travailler en partenariat avec des association nous permet notamment de proposer des formations, comme celle de veilleur guetteur par exemple."
Proposée par Med’Aide, cette formation se donne pour objectif d’apprendre aux soignants à reconnaître les premiers symptômes chez leurs confrères et à pouvoir leur tendre la main.