Le projet est "nécessaire pour le territoire" mais le report des revalorisations tarifaires au 1er janvier 2026 a poussé les porteurs du projet, Antoine Belveze et Benoit Calon-Sureau, masseurs-kinés Vendeuvre-sur-Barse (Grand-Est), à ne plus s'investir dans le projet de création de la CPTS Lacs et Forêts d'Orient qu'il portent "bénévolement" depuis l'été 2024, expliquent-ils à L'Est éclair. Un gel des hausses tarifaires qui fait suite au rapport du comité d'alerte de l'Ondam évoquant un risque de dépassement des dépenses de santé au-delà de 3 milliards d'euros. 

"Notre acte moyen qui était à 16 euros devait passer à 18 euros. Sachant que la profession de kiné n'avait pas eu de revalorisation substantielle depuis 2012", détaillent-ils au média local, ajoutant que depuis leurs diplômes, "[les kinés perdent] du pouvoir d'achat". D'autant qu'à leurs yeux, les paramédicaux sont "malmenés par les organisations administratifs" : "Les médecins, comme ils ont un pouvoir de nuisance et de médiatisation tellement plus grand, c'est beaucoup plus facile pour eux d'obtenir des revalorisations. Est-ce qu'il n'y avait pas la possibilité de faire un peu pour tout le monde ?" 

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