Inexistant et non autorisé. Dans sa newsletter de mai publiée ce matin, l'Ordre national des masseurs-kinésithérapeutes rappelle que le statut d'aide-kiné – une reconnaissance pour laquelle il est "régulièrement interrogé" mais aussi "destinataire de signalements" – rappelle que ce statut "n’a aucune existence légale" : "Dès lors, un tel exercice est passible de poursuites pénales pour exercice illégal de la kinésithérapie", insiste le Cnomk.

En France, rappelle la newsletter, l’exercice de la kinésithérapie, strictement encadré par le code de la santé publique, est "réservé aux personnes titulaires du diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute ou bénéficiant d’une autorisation d’exercice délivrée par les autorités compétentes et inscrites au tableau de l’Ordre". Ainsi, "aucune disposition législative ou réglementaire ne permet d’exercer en tant qu’'aide-kiné', y compris de manière temporaire dans l’attente d’une équivalence de diplôme". 

Le Cnomk met donc "en demeure" les directeurs d’établissement et les agences d’intérim qui proposent de tels profils de poste "afin de mettre un terme à ce type de pratique illicite", assure-t-il. Car "un professionnel non habilité ne peut en aucun cas participer à la réalisation d’actes de kinésithérapie sous couvert d’un titre d’aide-kinésithérapeute sauf à se rendre coupable du délit d’exercice illégal de la profession, pénalement sanctionné".  

RETOUR HAUT DE PAGE