"C'est une mésentente totale", s'agace Laurence Bellais, vice-présidente du Conseil départemental du Loiret en charge notamment de la démographie médicale, auprès de nos confrères de France 3 Centre-Val-de-Loire. Depuis le 20 janvier dernier, cinq infirmières engagées dans le Bus santé Loiret ont été forcées de se retirer du projet. En cause, une décision de l'Ordre infirmier de l'Eure-et-Loir et du Loiret, qui s'appuie sur l'article R4312-75 du code de la Santé publique, interdisant l'exercice "forain de la profession d'infirmier". Toutefois, "des dérogations peuvent être accordées par le conseil départemental de l'ordre dans l'intérêt de la santé publique", complète l'article de loi.

De quoi susciter l'incompréhension de la CPTS de l'Est Orléanais et du Conseil départemental - qui portent le Bus santé Loiret -, "d’autant que le dispositif répondait à un besoin réel du territoire", affirme Sandrine Mbemba, présidente de la CPTS. Pourtant, le Conseil de l'ordre n'en démord pas : "L’autorisation ordinale dépend de la démonstration d’une carence de l’offre de soins locale. À ce jour, les données précises de saturation du secteur (soins non programmés, bornes de téléconsultation déjà disponibles en officines ou valises dans les cabinets) n'ont pas été transmises au Conseil pour analyse", explique-t-il dans un communiqué partagé à nos confrères.

 

RETOUR HAUT DE PAGE