Pour le syndicat, les pharmaciens gagneraient à se concentrer sur le bilan partagé de médication qui "selon les données disponibles" a été réalisé par "[seulement] 15 % des officines" alors que "dans le même temps, le réseau officinal se fragilise, avec 245 fermetures de pharmacies en 2025", précise le communiqué : "Plutôt que d'inventer une nouvelle prestation, pourquoi ne pas commencer par déployer pleinement les outils existants et organiser leur articulation avec les infirmières libérales ?", lance le syndicat qui assure "reconnaitre pleinement" l'expertise des pharmaciens dans le domaine du médicament, mais celle-ci doit "compléter, et non dupliquer, l'accompagnement infirmier au domicile".
La FNI plaide également pour un accès direct facilité à l'accompagnement infirmier médicamenteux, le partage des bilans de médication, un nouvel accès, pour les infirmières, aux données utiles de dispensation, mais aussi pour des échanges numériques renforcés entre professionnels. "La coopération doit produire de la valeur pour les patients, pas une inflation d'actes et d'intervenants", assure le syndicat : "Le domicile n'a pas besoin d'un intervenant de plus, mais de professionnels mieux coordonnés !"