Asalée et MG France en guerre ouverte ou presque ? Dans un communiqué de presse publié ce matin, l’association Asalée s’estime "lâchée" par le principal syndicat de médecins généralistes qu’elle accuse d'avoir "pris le parti du gouvernement" et "[cautionné] les graves dysfonctionnements imputés à l’association et en éjectant de son bureau sa première vice-présidente alors présidente d’Asalée" [Margot Bayart, NDLR]. Il est donc évident que la vidéo de MG France, en date du 3 avril, dans laquelle Agnès Giannotti, sa présidente, apportait son soutien au dispositif – qu'elle a toujours défendu notamment dans les dernières négociations conventionnelles – mais qui, précisait la médecin généraliste, "remettait également en cause la stratégie de résistance conduite par l’association qui selon elle aurait conduit à la situation actuelle", n'est pas passée du côté d’Asalée.
L’association demande donc des comptes à MG France, et s'interroge sur "les relations entretenues entre MG France, la Cnam, la DSS, les CPAM concernées, les structures périphériques du syndicat, les groupements ou prestataires intervenant autour d’Asalée, ainsi que sur les conditions dans lesquelles certaines décisions ou pressions institutionnelles ont pu être exercées contre l’association, ses dirigeants, ses médecins engagés ou ses partenaires". En pleine négociation ACI-MSP entre les organisations représentatives des professionnels de santé – dont MG France fait partie – et la Cnam, l'association va même plus loin encore, puisqu'elle appelle ses médecins adhérents de MG France à "demander à leurs responsables syndicaux nationaux d’apporter toute la lumière sur le rôle que [leur syndicat] aurait pu jouer, ou laisser jouer, dans la déstabilisation d’Asalée".