Le "modèle est inadapté et déjà en échec". Plus de trois ans après son "imposition" via le 49.3, la réforme de la 4e année du DES de médecine générale, continue de susciter de vives inquiétudes et une opposition de la part des médecins et des internes. Alors que la réforme doit entrer en vigueur cet automne, l'InterSyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-Img) dénonce des "textes soit absents, soit contraires aux engagements pris et demandes des internes" et ce "malgré un engagement renouvelé de Madame la Ministre en janvier lors de [son] Congrès", précise-t-elle dans son communiqué transmis hier. Au cœur de la contestation figure "l’absence d’un cadre lisible" pour les docteurs juniors et pour leurs accueillants/encadrants, qui plongent ces derniers dans "une incertitude majeure". "Les internes ne sont pas une variable d’ajustement : cette réforme ne peut servir à compenser les défaillances structurelles du système de santé. La situation d’attente est inacceptable et alimente une mobilisation qui se poursuit", insiste l'Isnar dans son communiqué.