Plus de 6 kinés sur 10 (61%) ont subi des insultes, menaces et violences verbales. C'est ce qui ressort d'une enquête menée entre novembre 2025 et janvier 2026 par l'URPS masseurs-kinésithérapeutes Occitanie, auprès de 444 kinés de la région. Objectif : "mieux comprendre (…) les violences subies dans le cadre de l’exercice professionnel et les situations de maltraitance repérées chez les patients", précise l'URPS sur son site. Car "ces situations restent trop souvent tues, minimisées ou considérées comme 'faisant partie du métier'. C’est inacceptable, lance Laurent Luchaire, responsable de la commission "Protection des soignants" au sein de l'instance. Nous avons besoin de données fiables, localisées dans le temps et dans l’espace, pour objectiver l’ampleur du problème et interpeller les pouvoirs publics".

L'enquête révèle ainsi que 38% des kinés ont déjà été confrontés à un comportement agressif ou menaçant lié au paiement d’un soin et que 23% ont été victimes de violences physiques. Des chiffres qui soulignent "la vulnérabilité particulière des interventions à domicile, où les tensions impliquent parfois l’entourage du patient".

Pour autant, les recours restent limités : seuls 5% des répondants ont déposé plainte auprès des forces de l’ordre, 5% ont effectué un signalement ou une plainte auprès de l’Ordre… et 30% déclarent ne pas avoir su comment réagir face à ces situations. 

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