L'activité salariée représente, en 2026, 47% des effectifs (contre 42,2% en 2015), "détrônant ainsi l'activité libérale", précise l'Atlas. Ainsi, entre 2015 et 2026, l’effectif des médecins en activité ayant un statut libéral exclusivement a diminué de 4,7% tandis que celui des salariés a augmenté de 22,3% et celui des mixtes de +23,2%.
En 2026, l’activité libérale exclusive reste toutefois le mode d’exercice privilégié des généralistes (54,7%) et des spécialistes chirurgicaux (44,4%), note le Cnom. En revanche, chez les spécialistes médicaux, c’est l’activité salariée qui prime car elle regroupe près de 6 médecins sur 10 (59,9%) en activité.
Mais, rappelle l'Ordre, "le nombre de médecins inscrits au Tableau de l’Ordre ne peut être assimilé à l’offre médicale réellement disponible" car "la progression des formes d’activité non régulières, le recours croissant au cumul emploi-retraite et les transformations profondes des modes d’exercice invitent à une lecture plus fine et nuancée des chiffres, indispensable pour éviter toute interprétation hâtive". D'autant que le poids des actifs réguliers parmi les médecins en activité ne cesse de diminuer depuis 2010, au profit des intermittents et des retraités actifs : ils représentaient 92,8% des médecins en activité en 2010… contre 83,5 % en 2026.