Certains professionnels de santé et notamment certains secteurs de soins concentrent l'essentiel des montants des fraudes détectées par l'Assurance maladie en 2025. Ainsi, les centres de santé, en particulier dans les domaines dentaire et ophtalmologique, se situent en tête avec 138 millions d'euros de fraudes stoppées. Le secteur de l'audioprothèse arrive en deuxième position avec 86 millions d'euros de préjudice décelé, suivi par les transporteurs sanitaires à hauteur de 62 millions d'euros et les infirmières pour 60 millions d'euros.
Dans ce contexte, les auteurs ont donc préconisé un durcissement des procédures. Pour tarir ces dérives, les inspections générales préconisent de "resserrer les procédures du tiers payant, dont la généralisation a ouvert de nouvelles possibilités aux fraudeurs". L'Igas et l'IGS recommandent par exemple de renforcer l'obligation de présentation de la carte Vitale par l'assuré pour pouvoir obtenir le tiers payant. Elles proposent aussi de simplifier le processus d'imposition de pénalités financières aux professionnels pris la main dans le sac.
Un effort de concentration sur les gros dossiers des professionnels de santé "ne peut signifier l'abandon des contrôles et/ou suite sur des dossiers à faibles enjeux" financiers comme ceux des particuliers, précise le rapport. Un allègement trop fort des contrôles sur les petits dossiers peut provoquer une hausse, "dans des proportions méconnues", des comportements fraudeurs, ajoute-t-il.