Articles publié sur Egora.fr

10 260 postes d'internes ont été ouverts pour l'année 2026-2027, indique un arrêté publié ce mercredi 5 août au Journal officiel, dont 346 pour les signataires d'un contrat d'engagement de service public (CESP). Une "progression historique" de 15% par rapport à l'an passé (+1341 postes).

Cette hausse "constitue l'un des premiers effets concrets de la suppression du numerus clausus" et "traduit un choix stratégique du Gouvernement : former davantage de médecins, mieux répondre aux besoins de santé des Français et préparer dès aujourd'hui le système de santé des prochaines décennies", indique le ministère de la Santé dans un communiqué.

L'arrêté fixe à 4 070 le nombre de postes ouverts en médecine générale (dont 312 pour les signataires du CESP). Il s'agit donc d'une hausse de 477 postes par rapport à 2025. La médecine générale représente ainsi près de 40 % de l'ensemble des postes d'internes. "Cette progression traduit la priorité donnée au renforcement de l'offre de soins de premier recours et à l'installation des futurs médecins généralistes traitants partout en France", souligne le ministère.

L'augmentation du nombre de postes bénéficie également aux spécialités les plus confrontées aux tensions démographiques ou aux grands enjeux de santé publique :

Psychiatrie : 665 postes (+102 ; +18,1 %)

Médecine d'urgence : 545 postes (+90 ; +19,8 %)

Pédiatrie : 468 postes (+79 ; +20,3 %)

Anesthésie-réanimation : 540 postes (+60 ; +12,5 %)

Gynécologie-obstétrique : 275 postes (+46 ; +20,1 %)

Médecine cardiovasculaire : 232 postes (+38 ; +19,6 %)

Gériatrie : 212 postes (+35 ; +19,8 %)

Dermatologie : 130 postes (+26 ; +25 %)

La hausse du nombre de postes d'internat est particulièrement marqué dans les territoires confrontés à des difficultés d'accès aux soins. Le Centre-Val de Loire enregistre une hausse de 18 %, devant la Nouvelle-Aquitaine (+15,7 %) et les Hauts-de-France (+14,7 %). "A compter de cette année, la Corse bénéficie également de son propre contingent dédié et en forte croissance, dans la suite de la volonté du Gouvernement d’universitarisation du territoire", relève le communiqué.

"Pendant trop longtemps, notre pays n'a pas formé suffisamment de médecins. Les conséquences, nous les connaissons tous : des difficultés d'accès aux soins et des territoires durablement fragilisés. Nous faisons depuis 2017 le choix inverse. Avec plus de 10 000 postes d'internes ouverts en 2026, nous préparons la médecine de demain", s'est félicité Stéphanie Rist, pointant "un effort inédit".

RETOUR HAUT DE PAGE