La démarche est "collective". En marge des travaux menés sur l’approche populationnelle des infirmières en pratique avancée, l'InterAripa – qui regroupe plusieurs associations régionales d'IPA – a lancé, cet été, une consultation sur la refonte des mentions de la pratique avancée infirmière. Car pour faire évoluer le modèle, il faut "sortir d’une logique d’ajout pathologie par pathologie, supprimer les listes restrictives et structurer les mentions autour des populations et des parcours de vie, en s’appuyant sur un socle commun de compétences cliniques transférables", assurait en février dernier le Conseil national professionnel des IPA et ses membres (Unipa, Anfipa, Cosipa et InterAripa*).
"En mars et en juin dernier, l'InterAripa a été sollicitée – comme d'autres – par la DGOS et la Cnam pour travailler sur cet axe populationnel et trouver un consensus autour d'une définition pour les IPA, explique Jean-François Gay-Laget, son président, à Concours pluripro. Une définition qui amène à casser un peu les mentions, c'est-à-dire à décloisonner le soin… Ce qui est déjà le cas pour nos patients", assure celui qui est IPA salarié de la MSP Pesmes et coordinateur de la CPTS Croisée comtoise : "Sur le terrain, il y a de plus en plus de liens entre la ville et l'hôpital, on parle de santé communautaire… alors que nous, IPA, sommes cloisonnées dans une mention. Si on aborde cet axe populationnel dans nos pratiques actuelles quotidiennes, il est évident que les mentions n'ont plus vraiment raison d'être."