Si les quelques 135 000 infirmières libérales en France "assurent, partout sur le territoire, la continuité des soins, le maintien à domicile et la résilience du système de santé", elles demeurent "[confrontées] à une profonde incompréhension face au refus persistant du gouvernement de répondre à leurs difficultés économiques, notamment concernant l’explosion des coûts de carburant". À l'occasion de la Journée internationale des infirmières, ce mardi – dont le thème 2026 est "Nos infirmières. Notre avenir. Le pouvoir d’agir des infirmières sauve des vies" – la Fédération nationale des infirmiers (FNI) "rend hommage", dans un communiqué de presse publié hier soir, aux infirmières libérales qui, chaque jour, interviennent "au plus près des patients, souvent dans des territoires où ils constituent le dernier maillon soignant de proximité" et "accompagnent les personnes âgées, les patients chroniques, les personnes en situation de handicap ou encore les sorties d’hospitalisation, contribuant ainsi directement à désengorger les établissements de santé et à garantir l’accès aux soins"

Consultation infirmière, élargissement des compétences, reconnaissance accrue de l’expertise clinique infirmière… Si "ces derniers mois" elles ont obtenu "des avancées majeures" qui renforcent leur autonomie et leurs missions, l’action du gouvernement en direction des infirmières libérales "demeure profondément contradictoire", déplore la FNI : "D’un côté, il affirme vouloir renforcer [leur] rôle dans l’organisation des soins à domicile. De l’autre, il refuse toujours d’entendre leurs demandes les plus concrètes et les plus immédiates."


Ainsi, leur rencontre, le 7 mai dernier, avec la ministre de la Santé sur la question des carburants "n’a débouché sur aucune réponse tangible", regrette le communiqué de presse : "Aucune aide spécifique n’a été annoncée. Aucune mesure de détaxation des carburants à usage professionnel n’a été retenue. Une fin de non-recevoir incompréhensible de la part de la ministre de la Santé pour une profession mobile par nature."

Pour la Daniel Guillerm, président de la FNI, "on ne peut pas, dans le même temps, leur demander toujours plus et ignorer les réalités économiques auxquelles sont [confrontées]" les infirmières libérales. Le syndicat appelle ainsi le gouvernement à "passer des discours aux actes" et à apporter "enfin des réponses concrètes aux professionnels de terrain qui font vivre, chaque jour, le système de santé au plus près des Français".

RETOUR HAUT DE PAGE