"Si ça continue, on va devoir faire un choix", regrette Julie, infirmière en Moselle, au micro de nos confrères de France 3 Région. Car l'infirmière libérale est frappée de plein fouet par la montée des prix du carburant. "Si le prix de l’essence continue à la hausse, on prendra les patients les plus importants et plus urgents." Une décision lourde, mais partagée par d'autre professionnels de santé partout en France. "Certains collègues font des pleins à 120 euros", explique Matthieu Reynet, président de la Fédération nationale des infirmiers du Gard (FNI 30), à nos confrères de France Bleu Régions. Depuis le 10 avril dernier, le syndicat gardois a annoncé suspendre la prise en charge de nouveaux patients à domicile face à la flambée des prix du carburant. 

Une décision très vite soutenue par la Fédération nationale qui a publié aujourd’hui un "mot d’ordre clair" : arrêter "les nouvelles prises en charge en sortie d’hospitalisation, afin d’alerter sur les conséquences directes de cette crise et du manque de considération pour la profession". Pour Julie, en Moselle, "certains soins coûtent plus cher que ce que ça rapporte à cause du carburant trop élevé". En effet, les indemnités de déplacement en vigueur sont fixées à 2,75 euros par soin et à 0,35 euro par kilomètre sous conditions. "Face à l'augmentation des charges liée à la flambée des prix à la pompe, les infirmiers libéraux ne peuvent répercuter ces coûts", insiste Matthieu Reynet. 

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