Pour "préserver le maillage territorial officinal et maintenir une offre pharmaceutique suffisante pour les assurés résidant dans des territoires fragiles", l'avenant numéro 2 de la Convention nationale des pharmaciens a été signée hier, mardi 7 avril, par l’Union nationale des caisses d’Assurance maladie, l'Union nationale des organismes complémentaires d'Assurance maladie et les deux syndicats représentatifs de pharmaciens : la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) et l'Union des syndicats de pharmaciens d’officine (Uspo). 

Une signature qui n’est pas "une fin en soi, mais une étape transitoire, rapide et ciblée", a précisé l’Uspo sur son compte LinkedIn car cet avenant corrige "une partie de l’avenant n°1 sur les territoires fragiles" et "acte un engagement essentiel de l’Assurance maladie", celui d’"ouvrir sans délai des négociations structurelles pour la pharmacie d’officine". 

L’avenant vient donc élargir le dispositif qui permet aux officines en difficulté de bénéficier d’un accompagnement financier pouvant aller jusqu’à 20.000 euros par an, précise la Cnam dans son communiqué de presse. Au total, près d’un millier d’officines devraient bénéficier de cet accompagnement dès 2026... contre 149 qui ont bénéficié en 2025 de ce dispositif d'aide conventionnelle inscrit dans le premier avenant de leur convention. "Pour que ce dispositif puisse atteindre son plein potentiel, les critères d’éligibilité nécessitaient d’être modifiés, suite à la publication de la LFSS pour 2026, permettant notamment une simplification de la définition du zonage", souligne le communiqué. 

La signature de ce deuxième avenant prévoit également que les partenaires conventionnels puissent avancer "à court terme" sur l’extension des missions des pharmaciens au travers de l’expérimentation article 51 "orientation dans le système de soins" (osys), via l’ouverture de nouvelles négociations. 

 

RETOUR HAUT DE PAGE