Un Clap pluriel mais une seule et même voix. C'est l'objectif du Comité de liaison pour l'avenir de la profession (Clap) mis en place ce vendredi par les sages-femmes. Un "espace permanent de coordination" qui permet à la profession, "pour la première fois de son histoire", "de parler d'une seule voix lorsque sont en jeu son avenir, la santé des femmes et les grandes transformations du système de santé". Mais aussi, d'assurer le portage collectif du plan stratégique "Sages-femmes 2030", présenté le 10 mars dernier par Frédéric Bizard, pour l'Organisation nationale syndicale des sages-femmes. Elle réunit le Conseil national professionnel de maïeutique (CNP-M) et ses 12 organisations représentatives, dont l'Organisation nationale syndicale des sages-femmes (ONSSF), l'Association professionnelle des sages-femmes (APSF), l'Association française des sages-femmes acupuncteurs (Afsfa), l'Association nationale des sages-femmes coordinatrices (ANSFC) ou encore l'Union nationale et syndicale des sages-femmes (UNSSF), précise un communiqué de presse publié ce vendredi matin. 

"Dans un contexte marqué par les enjeux de santé des femmes, de périnatalité, de prévention, d'accès aux soins et de transformation du système de santé, plusieurs organisations représentatives de sages-femmes ont fait le choix de dépasser leurs sensibilités propres pour construire une stratégie commune, lisible et durable", détaille-t-il. Une dynamique qui émane du plan stratégique "Sages-femmes 2030" qui, en reprenant "les grandes orientations défendues depuis de nombreuses années par la profession", a permis "une adhésion largement partagée et fait émerger une conviction commune : les évolutions majeures attendues par les sages-femmes ne pourront être obtenues que par un portage collectif, structuré et durable auprès des décideurs publics".  


Reconnaissance pleine et entière de la profession médicale de sage-femme, intégration au corps médical hospitalier et de la gouvernance hospitalière, poursuite de la convergence tarifaire des actes à compétence partagée, renforcement de la place des sages-femmes dans les soins primaires et le suivi gynécologique de prévention, refondation de l’organisation de la périnatalité… Autant d'objectifs et de chantiers à venir, précise le communiqué, ajoutant que "l’unité de la profession n’est pas une fin en soi" mais qu'elle "constitue une condition pour porter des propositions cohérentes, peser davantage dans les débats publics et accompagner durablement les transformations du système de santé"

Sans concurrence

Parce qu'on ne peut "trouver de réponse dans l’opposition entre professions", le Clap mise davantage sur la coopération et la responsabilité collective car "les parcours de soins ne se construisent ni dans la concurrence ni dans l’isolement, mais dans l’articulation des compétences de chaque profession". Ainsi, insiste le communiqué, les sages-femmes "n’ont jamais revendiqué de se substituer aux gynécologues-obstétriciens ou aux autres médecins intervenant dans la santé des femmes". Mais elles exercent les compétences "que le législateur leur a confiées" et orientent les patientes vers le professionnel le plus adapté dès qu’une situation pathologique ou complexe est identifiée. "Cette orientation s’inscrit dans une continuité de prise en charge : les sages-femmes demeurent pleinement impliquées dans le suivi et l’accompagnement des patientes tout au long de leur parcours, notamment en périnatalité." 

Le Clap souhaite s'élargir progressivement afin de fédérer toutes les organisations qui veulent contribuer au déploiement du plan stratégique "Sages-femmes 2030" et porter collectivement les enjeux d'avenir de la profession, précise le communiqué.  

RETOUR HAUT DE PAGE