"Nous ne cautionnons pas la mise en place à marche forcée d’une réforme précipitée et non consensuelle", a déclaré hier, Isabelle Laffont, présidente de la Conférence des doyennes et des doyens de médecine, au cours d'une conférence de presse. En cause : une nouvelle réforme de la première année de médecine, six ans après celle de 2020, et difficilement lisible pour les étudiants, affirment les doyens. "Telle que proposée pour la rentrée 2027", cette réforme "n’est pas soutenable financièrement et humainement en l’absence d’engagements fermes de moyens pluriannuels alloués à sa mise en place", assurent-ils. Alors que chaque année, près de 50.000 étudiants s'inscrivent en première année d'études de santé (Pass et LAS) dans les universités françaises. 

 

Le gouvernement, lui, semble vouloir revenir au principe de la "voie unique" d'accès aux études de santé, contrairement à la précédente réforme qui reposait sur une double voie d'accès, l'une proche de l'ancienne première année de médecine (Pass) et l'autre, nouvelle, permettant d'étudier une autre majeure que santé, tout en gardant la possibilité d'intégrer, en cas de bons résultats, des études de santé (LAS). "En Ile-de-France, un étudiant a le choix cette année entre 100 parcours différents sur Parcoursup entre les Pass et les LAS, avec des parcours très éloignés de la santé qui peuvent paraître parfois un peu baroques ou exotiques", avait indiqué en avril dernier le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, en présentant la réforme du gouvernement.  

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