"Alors que le gouvernement doit prochainement arbitrer la réforme des études de maïeutique issue de la loi du 25 janvier 2023, l’inquiétude est désormais forte au sein de la profession de sage-femme." Dans un communiqué de presse publié samedi, l’Organisation nationale syndicale des sages-femmes (ONSSF) exprime son inquiétude face à la réforme des études de maïeutique "présentée comme un levier de reconnaissance universitaire et médicale" mais dont la mise en œuvre "fragilise la profession, ses formations et, à terme, l’accès aux soins des femmes". "Depuis plusieurs mois, les représentants de la profession alertent sur l’absence de réponses concernant l’intégration universitaire, le financement des formations, le statut des enseignants et les garanties d’autonomie de la maïeutique", poursuit l'ONSSF dans son communiqué. En effet, la réforme, votée en 2023, prévoit qu'à partir de 2027, les formations en maïeutique doivent progressivement être transférées d’un financement régional vers un financement universitaire.