"Stop à la destruction du service aux patients, des conditions de travail et aux salaires de misère dans les laboratoires d'analyses médicales extra-hospitaliers", exigent les syndicats représentatifs des salariés des laboratoires dans un communiqué de la Fédération nationale des industries chimiques (Fnic) publié hier. Tous pointent les effets de la concentration du secteur engagée il y a une quinzaine d'années avec les vagues de rachats de laboratoires indépendants de proximité par de grands acteurs privés tels que Biogroup, Eurofins, Cerballiance, Inovie, Unilabs, Synlab.
Des décisions qui ont conduit à diminuer la masse salariale et à "économiser sur les salaires", "pour répondre aux exigences des fonds d'investissement", déplore la Fnic CGT. Un mouvement de "financiarisation" qui se traduit "par des charges de travail en hausse constante, des mobilités imposées, des suppressions de postes, des politiques managériales déplorables", selon le communiqué. "Les trois quarts des salariés (agents d'entretien, coursiers, agents d'accueil, assistants administratifs...) sont actuellement payés au smic ou juste quelques euros au-dessus", alerte la fédération, critiquant une "absence de revalorisation des salaires depuis janvier 2024".