Bientôt la fin des aides à titre individuel pour recruter un assistant médical ? C'est ce qu'espèrent les professionnels de terrain car le premier avenant à la convention médicale de 2024, en cours de négociation, permettrait d’octroyer une aide pour un assistant médical partagé, précise Luc Duquesnel, président des Généralistes CSMF. Une nouveauté car depuis la réforme "Ma santé 2022", des aides sont prévues pour les médecins pour "s'équiper" de ce nouveau métier visant à libérer du temps médical… mais elles ne peuvent, pour l'heure, être perçues que par le médecin qui demeure le seul employeur de l'assistant médical. 

"Nous savons désormais que les assistants médicaux améliorent les conditions d’exercice des médecins, et qu’ils leur permettent de prendre en charge davantage de patients, constate le généraliste mayennais. Mais il y a des réticences chez certains médecins à devenir l’employeur à titre individuel." Le sujet a donc été mis à l’ordre du jour des négociations conventionnelles. Bonne nouvelle : les différentes parties se sont déjà mises d’accord sur cette partie du texte, qui devrait être signée au mois de juin, assure Luc Dusquesnel. "C’est déjà validé, précise-t-il. Le directeur de l’Assurance maladie nous a même dit que le travail pourrait commencer dès fin mai." 

Un vrai plus

Désormais, les maisons de santé, par exemple, pourront via une société interprofessionnelle de soins ambulatoires (Sisa) percevoir les aides au recrutement d’un assistant médical. "Lever le frein qui consiste à être soi-même l’employeur de l’assistant médical est un vrai plus pour bon nombre de médecins", se réjouit Luc Dusquesnel, lui-même exerçant au Pôle Santé libéral du Pays de Mayenne. Les conditions d’obtention de l’aide, ainsi que son montant, devraient demeurer les mêmes pour les structures collectives que pour les cabinets individuels. "Cela restera un contrat avec la caisse. Seulement, les objectifs à atteindre, par exemple en termes de patientèle, seront des objectifs collectifs."

Il incombe désormais, détaille le généraliste, aux CPAM de prendre leur bâton de pèlerin pour expliquer la démarche aux médecins exerçant en structure coordonnée, et pour les inciter à entrer dans le dispositif. 

Détail qui a son importance : si un médecin a déjà un assistant médical à titre individuel, et qu’il souhaite, avec ses collègues, passer sur un assistant médical partagé, il devra mettre fin au contrat de travail en cours et en établir un nouveau pour que la structure puisse bénéficier des aides. 

 

RETOUR HAUT DE PAGE