"Je vais dire les choses très clairement : l'Assurance maladie ne lâchera pas les [infirmières] Asalée. Elle souhaite la pérennité de ce dispositif, elle y croit et continue à y croire aujourd'hui (…) Dès que nous pourrons rétablir les financements avec l'association, nous le ferons." Ce samedi après-midi, en séance de clôture de la 14e édition des Rencontres nationales AVEC les équipes, Thomas Fatôme a tenu à rassurer, sentant "un peu d'émotion dans la salle" qui comptait plus de 1.900 professionnels de maisons de santé. En effet, après l'annonce de la cessation de paiement par l'association Asalée jeudi soir, patients, infirmières et médecins se trouvent dans une situation complexe, dont l’issue repose désormais sur les arbitrages du tribunal judiciaire. Les attentes étaient donc fortes – et le restent – et tout au long des Rencontres, les différents intervenants ont tenu à réitérer leur "soutien". A l'instar des deux co-présidentes de la FMPS Centre-Val de Loire – organisatrices des prochaines Rencontres 2027 – qui ont lancé un "cœur cœur" aux "plus de 1.000 infirmières Asalée" qui exercent en MSP. 

Développement des maisons de santé et des centres de santé, déploiement des CPTS, label France Santé "Dans un paysage en perpétuelle recomposition, quel est l'avenir de la place de l'équipe pluriprofessionnelle ?", a lancé Sylvain Fonte, modérateur de cette plénière de clôture. Intervenant à distance, le directeur général de l'Assurance maladie a rappelé que "plus de 2.300 MSP" ont signé l'ACI et qu'"en moyenne, aujourd'hui une maison de santé, c'est 17 professionnels de santé" 


crédit : K.R.
 


Et le directeur général de la Cnam a précisé que la notion de partage de compétences, déjà présente dans l'ACI actuel, se décline dans la nouvelle négo récemment lancée : protocoles pluriprofessionnels ("On veut que ce soit peut-être moins une case à cocher qu'un véritable projet", a-t-il assuré), infirmière de coordination et de parcours ("dans la construction des équipes, pour faire de l'éducation thérapeutique, de la prévention, des soins non programmés"), l'article 51 Ipep ("derrière cette logique, c'est la recommandation de ce que le travail en équipe peut produire") ou encore file active d'équipe ("L'Assurance maladie a toujours cru au médecin traitant mais elle souhaite reconnaitre la prise en charge coordonnée Ce n'est pas simplement une reconnaissance verbale, c'est une reconnaissance financière qu'on souhaite poser"). Autant d'"exemples" qui démontrent qu'"on est en situation de reconnaître ce partage des compétences, cet investissement d'une équipe, cette pluriprofessionnalité", a insisté Thomas Fatôme, ajoutant qu'"avec l'opportunité qu'offre France Santé, des moyens supplémentaires également, on pourra aller plus loin dans les équipes que vous portez depuis longtemps". 

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