Le couperet est tombé en juillet dernier. En réaction au report des revalorisations tarifaires au 1er janvier 2026, les trois syndicats de kinés (FFMKR, SNMKR et Alizé)*, ainsi que deux syndicats de médecins (CSMF et MG France) ont décidé de se retirer des négociations ACI-MSP dénonçant "une trahison inacceptable" et "une injustice" des pouvoirs publics. Depuis, les discussions ont été mises à l'arrêt. De part et d'autre de la table des négociations, beaucoup disent "regretter" la situation… qu'ils assument néanmoins, assurent les syndicats.
"Le gel des revalorisations est très clairement à l'origine de notre départ de la table des négociations, explique Jean-Christophe Nogrette, secrétaire général adjoint de MG France, contacté par Concours pluripro. Ce que confirment Sébastien Guérard, président de la FFMKR, et Guillaume Rall, président du SNMKR : "Nous avions encore plusieurs sujets sur la table des négociations mais ce dont nous avons besoin, c'est d'un message fort de la Cnam et de l'exécutif sur la volonté de maintenir un dialogue conventionnel efficace. Mais la décision prise par le comité d'alerte a fragilisé ce lien…", explique le kiné installé dans le Loiret.
Un positionnement que partage son collègue François Randazzo, président du syndicat Alizé : "Pour construire une relation conventionnelle efficace, il faut se baser sur la confiance. Or on prend des décisions qui sont difficiles à assumer auprès de nos professionnels et, au moment des contreparties, il y a ce processus automatique qui est mis en place et qui nous prive des revalorisations... Il ne faut pas qu'il y ait de porte dérobée pour l'Assurance maladie."