Sur l'avenant 1 de la convention médicale, la CMSF dénonce l'élargissement "pour certains médecins" des dérogations "au plafond de 20 % de téléconsultations" présentées par le directeur de la Cnam lors la dernière séance de négociations fin avril. "Or, les médecins concernés ne sont ni des médecins traitants ni des médecins spécialistes – qui sont loin d’atteindre ce seuil (à l’exception des psychiatres, qui ont un taux de 40 %) – mais essentiellement ceux exerçant via des plateformes", assure le syndicat, ajoutant que "cette demande émane directement du gouvernement, sous la pression conjointe d’élus et d’acteurs de la financiarisation ayant investi ce secteur particulièrement lucratif". Ainsi, "dans une même séance, il nous est demandé de travailler à améliorer la pertinence et la qualité pour générer des économies, tout en validant, dans le même temps, le développement d’une activité souvent de faible qualité et source de dérives financières importantes", dénonce-t-il. Sans compter que cette activité "apparaît aujourd’hui d’autant moins pertinente que le service d’accès aux soins", assure-t-il.
Pour la CSMF, si le gouvernement souhaite voir aboutir ces deux négociations, il doit "impérativement clarifier et redéfinir rapidement ses objectifs : soit poursuivre une politique de santé fondée sur la pertinence et la qualité, génératrice d’économies, soit laisser se développer des pratiques qui s’apparentent à une véritable gabegie financière (…) Nous ne validerons pas des textes conventionnels qui poursuivraient simultanément ces deux objectifs contradictoires", assure-t-il.