"Nous les Français, nous les avons compris." Dans une vidéo publiée hier – et forte de références politiques allant de Valéry Giscard d'Estaing à François Hollande –, les 3 co-présidents d'AVECsanté ont fait part de leur "pacte présidentiel" et de leurs propositions en matière de santé et d'accès aux soins. "75% des Français disent devoir faire le lien eux-mêmes entre les professionnels qu'ils consultent", rappelle Emmanuelle Barlerin, sa co-présidente, et seuls "25% ont bénéficié d'une prise en charge coordonnée", ajoute Pascal Gendry. "Pourtant, 82% choisiraient une maison de santé si une nouvelle offre de santé s'installait dans leur commune", ajoute l’infirmière, également maire de Saint-Just-en-Chevalet (Auvergne-Rhône-Alpes). 

Dénonçant la création et la superposition constante de nouveaux dispositifs qui "finissent par coûter cher", les co-présidents s'interrogent : "faut-il tout nettoyer au karcher ?", questionne Patrick Vuattoux. "Non, il faut investir dans ce qui existe déjà", insiste Pascal Gendry, à savoir "les équipes des maisons de santé". Mais pour cela, il est impératif de "donner envie aux futurs professionnels de santé de rejoindre les maisons de santé ou d'en créer de nouvelles". 

De plus, travailler en équipe est une chose, mais faire porter leurs voix en est une autre. "Les professions ont leurs représentants, mais les équipes doivent avoir leur place lors des négociations", poursuit Pascal Gendry qui insiste sur la nécessité pour ces structures de "pouvoir parler en leur nom". 

Alors que le nouveau locataire du palais de l'Elysée sera connu d'ici huit mois, AVECsanté exhorte à "changer d'échelle" et à faire du prochain quinquennat, "le quinquennat des équipes des maisons de santé". 

 

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