Dans le programme, chaque patient bénéficie d'un bilan initial (et un bilan d'évaluation individuel en sortie de parcours) et de quatre ateliers de groupe (de deux heures) animés par différents professionnels de santé. "Le premier, c'est un atelier 'général' où on échange autour des représentations des risques cardiovasculaires et leur évaluation, avec une explication du jargon médical, indique Élise Marquet. En général, les professionnels s'appuient quand même sur des vidéos, des photolangages et des supports un peu dynamiques, et ils font en sorte qu'il y ait le maximum d'échanges entre les participants pour créer une dynamique de groupe."
Les autres ateliers portent sur le repérage des signes d'alerte et des conduites à tenir ; l'alimentation, avec une présentation des "régimes possibles, et les participants imaginent des recettes pour adapter leur menu chez eux" ; et l'activité physique adaptée. "Avec une kiné et une sage-femme, l'idée était de montrer comment poursuivre une activité physique sans dépasser les limites." Un quiz a donc été mis en place "pour déconstruire les représentations, puis ils pratiquent une activité afin de se focaliser sur les ressentis et valoriser la mise en mouvement. Il s'agit vraiment d'ateliers axés sur le quotidien, sur comment faire en sorte d'éviter l'apparition d'une insuffisance cardiaque". Une fois le programme terminé, il est possible d'y reprendre part. "L'idée, c'est de toucher un maximum de personnes, donc on privilégie les primo-inscrits, mais rien n'empêche de se réinscrire", souligne-t-elle.
Les professionnels de santé et les patients s'estiment très satisfaits de cette démarche, qui "donne des pistes de réflexion", indique Élise Marquet : "Beaucoup de patients ont pris rendez-vous chez des cardiologues pour faire des contrôles." Beaucoup ont aussi indiqué qu'ils font désormais davantage attention à leur alimentation et à la gestion du stress. "Ils ont vraiment réussi à transférer dans le quotidien ce qui avait été présenté... Ce qui n'était quand même pas gagné !", sourit la coordinatrice.