Article publié dans Concours pluripro, mai 2026
De la santé de l'enfant jusqu'au "défi" des maladies chroniques chez les seniors, "il est important de voir la santé comme un continuum", lance Caroline Semaille, directrice générale de Santé publique France, lors des Tribunes de la santé, le 16 avril dernier. Car "chaque étape de la vie a ses enjeux mais aussi ses opportunités d'agir". La prévention "qui ne doit pas reposer uniquement sur l'individu et sur le message individuel", assure-t-elle, mais qui est "une responsabilité partagée" et qui "doit promouvoir les environnements favorables à la santé".
Qu'est-ce qu'un environnement favorable à la santé ? "C'est le fait de réduire l'exposition aux produits chimiques, aux pollutions, aux nuisances sonores, [c'est garantir l']accès à une alimentation saine et durable, et aussi aux espaces verts et à la mobilité douce." Cet environnement favorable à la santé a donc "les deux pieds dans la prévention" puisqu'il concerne à la fois son propre développement mais peut aussi faciliter les modifications des comportements de l'individu. Un développement favorisé tant par des "facteurs systémiques" et "environnementaux, fortement influencés par 'les politiques publiques et réglementaires', que des facteurs modérateurs environnementaux sur lesquels Santé publique France peut jouer en matière de prévention, promotion de la santé, mais toujours avec l'impact des politiques publiques, insiste-t-elle. Il faut aussi jouer sur les modèles comportementaux car l'environnement favorable à la santé est au carrefour de politiques publiques et de la promotion de la santé".