"Addik'Tok est né de cette question : 'Comment adapter la prévention au jeune public d'aujourd'hui?’", explique Matthieu Colin, coordinateur des activités Prévention et formation à l’association Addictions France Grand Est. Car "le constat, c'est que de plus en plus de jeunes s'informent sur les réseaux sociaux" et qu’on observe "[un] décalage et [un] manque d'adéquation entre les campagnes qui sont diffusées et comment le jeune interprète ces messages", poursuit-il. "On s'est rendu compte qu'une campagne faite pour les jeunes touchait finalement peut-être un peu plus des personnes plus âgées ou des parents, que le jeune lui-même..." 

Cet état des lieux a incité la branche Grand Est d'Addictions France, soutenue financièrement par l’ARS, à se saisir de ce sujet en développant "un dispositif de prévention par les pairs" avec des "contenus un peu plus modernes et plus engageants" avec parfois "des partenariats avec des influenceurs nationaux et/ou d'autres structures de prévention sur d'autres territoires", précise Matthieu Colin. Décryptage des substances et des effets, explications sur les comportements à risque, dispensation de conseils concrets sans tabou ni moralisation, le concept d'Addik'Tok vise à informer, échanger et accompagner de façon "fun et accessible". D’autant que selon un rapport publié en 2024 et reprenant les chiffres d’une étude de l’EHESP, 79% des 15-21 ans disent voir des publicités pour de l’alcool toutes les semaines sur les réseaux sociaux. 

 

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