Le 1er avril n'est pas systématiquement synonyme de bonnes blagues. Dans un communiqué transmis hier, le cabinet de l'ancien ministre de la Santé Yannick Neuder a dévoilé que la commission des affaires sociales de la chambre basse a adopté hier matin et à l’unanimité, le texte porté le député et cardiologue pour renforcer la prévention et le dépistage des maladies cardio-neuro-vasculaires, deuxième cause de mortalité en France. "Un signal fort, toutes tendances confondues, face à la deuxième cause de mortalité et première cause de handicap en France : 140 000 décès, 1,2 million d'hospitalisations et près de 20 milliards d'euros de coût annuel", assure le communiqué. 

Le texte, co-signé par 80 députés de tous bords politiques, prévoit notamment deux mesures phares : rendre obligatoire le dépistage cardio-vasculaire dans les programmes de prévention (hypertension, diabète, cholestérol) et proposer aux employeurs et salariés une action annuelle de sensibilisation aux facteurs de risque. Le texte est également ressorti "particulièrement musclé" de la Commission à la suite de l'ajout de nombreux "amendements structurants couvrant toute la vie". 

Parmi eux, la possibilité pour les pharmaciens et les kinés de mesurer la pression artérielle, "une mesure cruciale alors que 6 millions de Français ignorent leur hypertension", note le communiqué. Le texte élargit également le champ du dépistage à d’autres facteurs de risque, tels que l’obésité, le tabagisme et la consommation excessive d’alcool.

Pour les enfants, un dépistage systématique de l’hypercholestérolémie familiale – une maladie génétique touchant 1 personne sur 250 et massivement sous-diagnostiquée – sera proposé dès l’âge de 6 ans. Les établissements scolaires intégreront la prévention cardio-neuro-vasculaire dans leurs actions de santé, avec le soutien d’associations agréées et des CPTS. 

 

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