Un mois et 18 villes-étapes pour "promouvoir le sport comme levier de santé et de bien-être et [à] faire de l’activité physique et sportive un réflexe du quotidien", explique le ministère du Sport sur son site. C'est l'objectif de l'opération "Septembre bouge" lancée conjointement par les ministères de la Santé et des Sports ce lundi 1er septembre. Un "nouveau rendez-vous national dédié à l'activité physique et sportive", détaille l'Assurance maladie, "un des partenaires officiels de cette première édition", qui s’inscrit dans le prolongement de la Grande Cause Nationale 2024 et des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. En effet, à la suite de la parade des athlètes des JO de Paris le 14 septembre 2024 sur les Champs-Elysées, Emmanuel Macron avait proposé d'instaurer tous les ans, à cette date, une Fête du sport à l'image de la Fête de la musique. "Car il y a urgence à adopter des modes de vie moins sédentaires, plus actifs, face à une addiction toujours plus forte aux écrans", assure l'Assurance maladie.
En effet, en France, 30 % des hommes et 40 % des femmes sont en dessous des niveaux recommandés d’activité physique*, estime Santé publique France. Et que le manque de pratique d’activité physique est responsable d’environ 38.000 décès et de 62.000 nouvelles maladies par an, rappelle l'Assurance maladie. Une sédentarité qui concerne plus d’un tiers des adultes et davantage les jeunes (42 % des 18-44 ans), selon une étude de l'Anses en 2022. "Si rien n’est fait, d’ici 2050, une épidémie mondiale de surpoids et d’obésité touchera 6 adultes sur 10 et 1 enfant et adolescent sur 3", insiste l'Assurance maladie, qui cite revue The Lancet.