En 2025, près de 500.000 patientes ont reçu un traitement hormonal de la ménopause (THM), indiqué dans la prise en charge des symptômes climatériques – ces troubles en lien avec la chute du taux d’œstrogènes (bouffées de chaleur, sueurs, fatigue, etc.) – et la prévention de l'ostéoporose chez les femmes ménopausées à risque fracturaire. C'est ce que met en avant une étude réalisée par le groupement d’intérêt scientifique (GIS) en épidémiologie des produits de santé Epi-Phare (ANSM-Cnam). Publiée en juillet dernier, celle-ci s'est penchée sur l’évolution de l’utilisation et des initiations du traitement hormonal de la ménopause (THM) en France entre 2012 et 2025. Objectif : analyser l’évolution de l’utilisation et des initiations du THM en France, déterminer le profil des femmes initiant un traitement et étudier les modalités de prescription.
L'étude révèle que le nombre de femmes utilisant un THM a diminué régulièrement entre 2012 et 2022 : de 6,6 % à 3,6 % parmi les femmes âgées de 45 à 60 ans. En revanche, à partir de 2022, le nombre a augmenté progressivement pour atteindre 4,4 %, soit environ 496.000 femmes en 2025.