"On attrape froid quand on aère", "Un purificateur fait baisser le CO₂", "C'est trop cher"… Autant d'idées reçues à combattre, déplore le médecin, insistant sur le fait qu'"un air mal renouvelé va de pair avec davantage d'infections, de toux, de rhinites et d'absences". Ainsi, dans cinq pays européens (Norvège, Suède, Danemark, France et Italie), des enfants de 10 ans affichaient un risque de toux sèche la nuit "environ trois fois plus élevé", et de rhinite "deux fois plus élevé" quand l'air de leur salle de classe était au-delà de 1 000 ppm de CO₂, révèle une étude publiée en 2010. Et selon Santé publique France, si les écoles élémentaires avaient "un bon renouvellement d'air", on aurait 27.923 cas d’asthme évitables chez les enfants de 6 à 11 ans.
A contrario, un air mieux renouvelé "va de pair avec un travail scolaire plus rapide et de meilleurs résultats aux tests", assure Michaël Rochoy, citant une étude au Danemark qui, en faisant passer de 1,7 à 6,6 litres d'air neuf par seconde et par élève, a vu une augmentation "de 3 à 7 % du nombre de bonnes réponses selon les exercices, sans changer le nombre d'erreurs : les élèves allaient plus vite".
Dès lors, pour agir rapidement et sans grosse dépense : aérer en grand à chaque temps de pause (plutôt qu'entrebâiller toute la journée) mais aussi se fier au capteur dont il convient d'afficher les résultats : "Quand il est affiché, on ouvre davantage", assure le médecin.