C'est une pathologie "sous-diagnostiquée", "fréquente", "grave"… Pour autant, la définition de l'insuffisance cardiaque reste "imprécise", explique Anne-Sophie Goudalle, médecin généraliste à la CPTS Paris 14, ce matin à SantExpo, lors d'une session proposée par la FCPTS. "Au vu des symptômes – des jambes qui gonflent, un essoufflement, une prise de poids, de la fatigue… – ce n'est pas toujours évident." Une maladie qui entraîne des conséquences tant en termes d'espérance de vie que de confort de vie, ajoute la médecin. "Cette espérance de vie a été évaluée, c'est à peu la même qu'une personne ayant un cancer. Sans compter que la qualité de vie [est touchée] avec notamment des hospitalisations itératives, de la fatigue, de l'essoufflement…"
Autant de raisons qui ont amené les CPTS Paris 13, 14 et 15 à proposer une démarche ville-hôpital, notamment autour de la question de l'insuffisance cardiaque, découlant des "liens" tissés depuis la crise sanitaire. "Tous les services de cardiologie du sud de Paris se sont coordonnés pour faire connaître leurs fonctionnements – très différents – et proposer un parcours ville-hôpital autour des patients insuffisants cardiaques", explique Anne-Sophie Goudalle. Ce qui repose sur "des numéros de téléphone, des emails avec la mission de sécuriser les données communiquées… Mais aussi une interconnaissance entre les services hospitaliers et les professionnels de ville ainsi qu'un accès partagé sur ces patients complexes insuffisants cardiaques et souvent polypathologiques dont le retour (et le maintien) à domicile doit se faire dans de bonnes conditions. Ceci, pour éviter les rechutes et limiter les hospitalisations au strict nécessaire", ajoute-t-elle.

crédits : FCPTS